| Le comité sociopolitique régional de l'AREQ |
| Les accommodements raisonnables |
| La condition des aînés |
| Le type de collaboration internationale |
| Une vérité qui dérange |
| La forĂŞt |
| Ici et ailleurs |
| Le fleuve aux grandes eaux |
| Gaspiller son argent dans de l'eau embouteillée. |

Plus pure, Plus saine, Plus sécuritaire, voilà probablement ce qui motive vos achats de bouteilles d'eau. C'est en effet ce que promettent les compagnies d'embouteillage d'eau. Nestlé, Pepsi, Coca-Cola et Danone en tête. Vous n'êtes pas la seule personne à y croire: 17,2% de la population canadienne y croit aussi. Au pays, une personne sur cinq ne consomme que de l'eau embouteillée.
Est-ce que la publicité dit vrai? Faut-il dire adieu à l'eau du robinet? Pas si sûr.
Quelques faits:
Contrats d'exclusivité en milieu scolaire, dans les centres de loisirs, dans l'ensemble des lieux publics et même sur les pistes cyclables. De plus en plus de contrats d'exclusivité avec Pepsi et Coke ont été conclus avec des écoles, des universités, des terminus d'autobus et même sur des pistes cyclables gérées par le gouvernement fédéral (Canal Lachine). Grâce à la loi d'accès à l'information, vous pouvez savoir s'il y a un contrat d'exclusivité dans votre municipalité, école ou autre organisme. Il est évident que les jeunes sont ciblés par les embouteilleurs d'eau qui veulent fidéliser ce public consommateur pour les années à venir.
Que faire?
Dans la moitié des cas, écrivent les chercheurs, la seule différence entre les deux est qu'on a ajouté des minéraux dans l'eau embouteillée, ce qui ne signifie en rien qu'elle est meilleure pour la santé. La recherche a été effectuée à l'Université de Genève et financée par le Fonds mondial pour la nature. Ce dernier ajoute qu'en plus de ne rien apporter de plus à la santé sauf là où l'eau du robinet est carrément contaminée.
L'industrie de l'eau embouteillée n'est pas toujours tendre pour l'environnement: sa production nécessite davantage d'énergie que production de l'eau qui arrive dans votre robinet.
Si l’on en croit André Bouthillier, président de l’organisme québécois Eau Secours!, «les grandes compagnies exploitent quelques cas isolés d’infection pour créer un climat de méfiance envers l’eau du robinet. Puis, elles répondent à la demande avec un produit qui revient moins cher à fabriquer et à distribuer que l’eau de source.» Cette opinion n’est évidemment pas celle de Coca-Cola. «Notre eau est soumise à un processus de filtration en cinq étapes qui élimine la moindre impureté. Un mélange spécial de minéraux y est ensuite ajouté afin d’obtenir un produit de qualité supérieure», affirme-t-on chez le géant américain. «L’eau en bouteille coûte environ mille fois plus cher pour le consommateur que l’eau du robinet, objecte Pierre Payment, microbiologiste et professeur à l’INRS-Institut Armand-Frappier. Or, dans la plupart des municipalités du Québec, elle est d’excellente qualité. Il vaut donc beaucoup mieux garder cet argent et boire l’eau du robinet.» Voilà un conseil qui vaut de l’or, surtout quand on sait que l’eau potable de Montréal revient à ... 22 ¢ les 1 000 litres!