Communiqués de presse de l'AREQ

19 février 2008

Réaction de l'A.R.E.Q. au rapport Castonguay

COMMUNIQUÉ

ÉVITONS DE CONFINER LES PERSONNES AÎNÉES AUx LISTES D’ATTENTE ET AUX SOINS cURATIFS LOURDS ET COÛTEUX

Québec, le 19 février 2008 – L’Association des retraitées et retraités de l’enseignement du Québec (A.R.E.Q.) salue la volonté du Groupe de travail sur le financement du système de santé d’apporter une réponse adaptée au vieillissement et à la perte d’autonomie, par exemple en faisant des soins de première ligne et du maintien à domicile une priorité. Elle s’oppose toutefois à certaines recommandations du Rapport Castonguay qui, en première analyse, semblent entraîner l’effet inverse, notamment par l’élargissement du recours aux assurances privées et l’imposition de frais pour l’accès aux médecins de famille.

En effet, si le gouvernement dĂ©cide, tel que proposĂ©, d’élargir la couverture des soins de santĂ© assurĂ©s par le privĂ©, quelle entreprise – dont la logique est basĂ©e sur le profit et la gestion du risque – voudra assurer les personnes aĂ®nĂ©es Ă  coĂ»t raisonnable ? Celles-ci seraient donc les grandes perdantes d’une dynamique oĂą certains citoyens qui souscrivent une assurance sont traitĂ©s plus rapidement que d’autres. Elles devraient alors se tourner vers la prĂ©vention au moyen d’un suivi assidu auprès d’un mĂ©decin de famille. Or, le Rapport Castonguay propose justement l’ajout de frais qui freineraient sans doute l’accès des personnes aĂ®nĂ©es au système de santĂ©. Plusieurs ont en mĂ©moire les consultations mĂ©dicales facturĂ©es Ă  la pièce, de sorte que toute tarification, directe ou indirecte, aurait un effet dissuasif Ă  leur endroit.

« Le Groupe de travail souhaite Ă  juste titre combattre un mythe tenace Ă  l’effet que le vieillissement de la population cause l’explosion des coĂ»ts du système de santĂ© public. Or, ce mythe pourrait devenir rĂ©alitĂ© si le Rapport Castonguay est mis en oeuvre. Il risque selon nous de confiner les personnes aĂ®nĂ©es aux listes d’attente et aux soins curatifs plus lourds et plus coĂ»teux Â», a soulignĂ© la prĂ©sidente de l’A.R.E.Q., Mariette GĂ©linas.

 Par ailleurs, l’A.R.E.Q. appuie la recommandation Ă  l’effet que soit engagĂ©e une «rĂ©flexion collective sur les rĂ©percussions du vieillissement de la population, sur le moyen et le long terme». Une telle dĂ©marche permettrait tant aux acteurs sociaux qu'au public de participer, en toute transparence, Ă  la recherche de solutions durables qui soient vĂ©ritablement appropriĂ©es aux besoins de l’ensemble de la population, dont les personnes aĂ®nĂ©es, en matière de santĂ©.

Profil de l’A.R.E.Q.

FondĂ©e en 1961, l’A.R.E.Q. est la plus importante association quĂ©bĂ©coise de personnes retraitĂ©es du secteur public. Elle regroupe plus de 51 000 membres provenant des milieux de l’éducation, du loisir, de la culture, des communications, de la santĂ© et des services sociaux, des services de garde ainsi que de la fonction publique. Elle est affiliĂ©e Ă  la Centrale des syndicats du QuĂ©bec (CSQ).

 

Source :       Dominic Provost, conseiller en communication
                   Cell. : (418) 929-4082
     
                   provost.dominic@csq.qc.net

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